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lundi 11 octobre 2010

Suite et fin du week-end en Bretagne (Dimanche)


Notre dimanche a commencé par une promenade au Sillon de Talbert, dès la première centaine de mètres les salicornes abondaient déjà, mais la saison est trop avancée et elles sont dures, tant pis pour moi qui rêvait d'en ramener.
Parcontre nous avons eu plus de chance car nous avons trouvé un peu de haricot de mer échouée sur le sable et qui était assez fraîche pour pouvoir être cosnsommée. Elle est restée assez coriace , mais pas déplaisant pour moi, en exagérant un peu je dirais que j'aime la "mâche".
Et aussi c'est un très bon coin pour les patelles, elles étaient énormes mais nous n'en avons pas ramassées car celles de la veille nous attendaient à la maison dans leur sauce tomate.

De retour, on s'est mis aux fourneaux pour faire des daurades grillées achetées la veille au marché local, Nicolas et moi on a été surpris par leur fraîcheur: du poisson "raide" avec les oeils brillants!
J'ai fait des daurades grillées grâce au foyer apporté par Olivier, même s'il ma fallu plus d'un quart d'heure pour allumer le feu, il a démontré par la suite son efficacité.
Pendant ce temps Nicolas a préparé des bettes maritimes et des jeunes poireaux pour l'accompagnement.


Et pour nous encourager, une super tartine façon colibri

Pour assaisonner le poisson: faire une julienne de poireaux, cebettes et gingembre frais. Dans de l'huiile très chaude mettre quelques grains de poivre du Sichuan, quand on sent bien leur odeur verser les légules et touiller, immédiatement ajouter une ou deux cac de sucre, déglacer avec du vin de riz; enfin, un peu de sauce de soja, éteindre le feu et verser quelques gouttes d'huile de sésame.


Après un bon repas nous sommes partis vers le rocher préféré de colibri.

où les petitsCitrons ont appris comment ramasser des bonnes troques (c'est somme les bigorneaux, mais plus grands et de couleur plus claire, et que les gens dédaignent).




Petite pause photo pour les uns


Petite pause-huîtres pour d'autres, dévinez qui?

La marée commence à monter, il est temps de rentrer même si moyenCitron aurait voulu se tremper les pieds dans l'eau
Vous trouverez chez colibri le récit condensé, d'un bloc et sans pub de notre séjour, avec en plus des détails que j'ai omis ici, notamment l'excellent dîner du vendredi soir lors de notre arrivée.
Nicolas a fait une rafale d'articles, ici ses récits du : vendredi,  samedi et dimanche ici et Lundi quand nous étions déjà sur la route du retour (mouillée je dois dire).
Merci amis blogueurs pour cette rencontre haute en couleurs, où nous avons découvert une multitude de choses: pour Madame ce fut le vent, pour les petits ce furent les huîtres, pour moi une envie d'y retourner!
En tout cas ce fut trop court, mais laissons le hasard décider d'une prochaine rencontre entre cuistots sauvages!

mardi 5 octobre 2010

Suite du week-end en Bretagne (Samedi)

Le ciel était nuageux, mais il y avait aussi du soleil, et puis nous étions occupés à regarder le sable à la recherche des coques et autres palourdes.
-Franchement les petitsCitrons adorent manger les huîtres
- euhh, c'est vrai?

-Tiens regarde cette belle huître!


 -Non, MoyenCitron, n'ouvre pas tout seul l'huître!
 Alors que Oli tient la bouteille de Meursault, moi les verres, Nicolas ouvrait les huîtres pour les petitsCitrons! du flux tendu vous dis-je!
 Arrête de prendre de photos colibri et viens voire un coup avec nous!

Pendant ce temps là , petitCitron continue à manger des huîtres
-"Je veux bien te croire là" semble penser Oli

  
 Une assemblée de Berniques 
J'entame une danse du soleil en cueillant le fenouil sauvage pour que les nuages s'en aillent
La Criste-marine, un très belle découverte de cette sortie, colibri nous en a fait goûter en conserve, au vinaigre et huile d'olive, super bon!

Et la Bette maritime, j'adore!


 De retour, nous entamons les préparatifs du dîner

Bien laver les berniques, les ébouillanter 30 secondes pour qu'elles se détachent de leur coquille et enlever la tête et les tripes, attention ça éclabousse pas mal.

Une autre assemblée de berniques brozant à la lumière du soleil couchant


 Nicolas procède à leur attendrissement à coups de maillet (impossible d'utiliser la même méthode avec les belles-mères); je les cuisine à la sauce tomate avec des oignons et de l'huile d'olive, sel, poivre et un brin de romarin trouvé au bord de la mer. J'ajoute aussi un peu de jus de cuisson rendue par les coques. Malgré deux heures de mijotage le soir même et deux heures aussi le lendemain, elles sont restées très résistantes, trop.
Il paraît que nous avons dépasé le point critique de cuisson, au delà il faudrait les laisser cuire vingt ans avant qu'elles ne redeviennent tendres!Mais la sauce avait bon goût.

 Les belles coques et les palourdes de notre première pêche à pied; faire ouvrir les coques, réserver le jus rendu et écoquiller.


Des Agarics, du Bolet et une Clavaire trouvés par Nicolas la veille; la clavaire va agrémenter la pasta aux coques. Faire sauter de l'ail et des échallottes hachées dans du beurre additionné d' une bonne huile d'olive, ajouter le jus des palourdes et des coques en laissant le sable bien au fond (il y en a toujours), laisser réduire, je n'ai pas salé car naturellement le jus l'est déjà. Quand les pâtes sont à point, verser la chair des coques dans la sauce et les mélanger aux spaghettis. Poivrer.
Nicolas a préparé les champignons, mais comme ils ont noirci et réduit à la cuisson il ne les a pas jugés présentables; d'ailleurs on les a mangés le lendemain, ils étaient aussi très bons.


 Et pour la fin, le fameux "oyster chowder "de colibri, que moyenCitronVert à commencé à manger même avant que le deuxième bol ne soit servi. Il en a repris ensuite...Pour un premier contact avec la bette maritime ce fût une très très belle découverte. Après toute une après-midi gelée par le vent, MadameCitronVert a accueilli cette soupe comme son salvateur.
Merci à colibri et Nicolas pour toutes leurs photos et aussi pour cette superbe journée et ce deuxième dîner que nous avons clos avec quelques gouttes de grappa qui ont reveillé des souvenirs chez colibri et Oli, dis, tu racconteras l'histoire colibri?

mercredi 29 septembre 2010

2ème Rencontre des cuistots sauvages

C'est à l'invitation de colibri (Belles, sauvages et plus) et en compagnie de Nicolas (Sauvagement-bon) que toute la famille CitronVert est partie se mettre au vert (si vous me passez l'expression) un week-end au bord de la mer, plus précisement en Bretagne, où nous avons eu un week-end sans aucune goutte d'eau tombant du ciel (oui, oui, c'est vrai!). Au programme: récolte de plantes sauvages, pêche à pied et échange de recettes; en fait nous nous sommes goinfrés de plein de bonnes choses.
Quand la marée est basse...


...on part à la pêche!
petitCitronVert gratte le sable à la recherche des coques et autres palourdes

Tiens, j'ai trouvé un caillou!
La pêche est bonne pour moyenCitronVert!
Je ne connais pas bien ce coin de France, la dernière fois nous avons visité le sentier des douaniers à Perros-Guirec avec MadameCitronVert, il ya douze ans, quand nous étions jeunes et insouciants et surtout sans les petitsCitrons.
On voit qu'il a mangé des huîtres, non?
petite promenade un fois le ventre rassasié
En tout cas ils ont adoré, surtout pour petitCitronVert qui a mangé des tonnes d'huîtres sauvages sur place ( l'association locale des pêcheurs à pied veulent interdire sa présence pour que la population d'huîtres se réconstitue).
Je n'ai pas pris beaucoup de photos, j'étais occupé à gratter les coques et autres palourdes, colibri et Nicolas en publieront sûrement.
Un super souvenir : la pause Meursault 2002 accompagné d'huîtres sauvages!
En attendant les images du week-end, une recette inspirée d'un "oyster chowder" fait par colibri, à base d'huîtres biensûr, cocos de paimpol, pommes de terre et bette maritimes...et je ne sais plus quoi encore, elle publiera sûrement sa recette; en tout cas elle était délicieuse et a rechauffé MadameCitronVert, un peu congelée par le vent breton.
La Bette maritime a été une des bonnes découvertes de ce week-end breton, elle qui pousse à foison et  a un goût entre l'épinard et les blettes, avec un côté terreux qui rappelle les betteraves; un peu sucrée cuite, résistant bien à la cuisson; il suffit de se baisser pour la ramasser.
Pour son "oyster chowder" colibri les avait ouvertes sur place au burin pour prélever uniquement la chair, de belles huîtres plus grosses que les n°1 parfois et donc la nacre de la coquille était étonamment blanche et uniforme (signe d'une crossance régulière et d'abondance de nourriture?)
J'ai emporté un peu de bettes et quelques huîtres; par manque de temps je les ai ouvertes au four à 200°C, j'ai réservé un peu de l'eau rendue par les huître pour parfumer le bouillon de poulet.
Il faut hacher les huîtres assez finement et les ajouter au bouillon

Bouillon: faire bouillir une carcasse de poulet à feu vif sans couvrir, écumer de temps en temps pour avoir un bouillon clair.
Quelques pommes de terre en cubes et un trait de sauce de poisson pour saler.Au dernièr moment j'ai ajouté des coquillettes pour remplacer les cocos que je n'avais pas.
Mettre les bettes coupées en tronçons de quelques cm, 10minutes de cuisson sont suffisants mais si l'on préfère plus cuit ce n'est pas un inconvénient.
Du poivre pour finir, et voilà une soupe reconfortante pour fêter l'automne.
Autres recettes à venir.