Le ciel était nuageux, mais il y avait aussi du soleil, et puis nous étions occupés à regarder le sable à la recherche des coques et autres palourdes.
-Franchement les petitsCitrons adorent manger les huîtres
- euhh, c'est vrai?
-Tiens regarde cette belle huître!
-Non, MoyenCitron, n'ouvre pas tout seul l'huître!
Alors que Oli tient la bouteille de Meursault, moi les verres, Nicolas ouvrait les huîtres pour les petitsCitrons! du flux tendu vous dis-je!
Arrête de prendre de photos colibri et viens voire un coup avec nous!
Pendant ce temps là , petitCitron continue à manger des huîtres
-"Je veux bien te croire là" semble penser Oli
Une assemblée de Berniques
J'entame une danse du soleil en cueillant le fenouil sauvage pour que les nuages s'en aillent
La Criste-marine, un très belle découverte de cette sortie, colibri nous en a fait goûter en conserve, au vinaigre et huile d'olive, super bon!
Et la Bette maritime, j'adore!
De retour, nous entamons les préparatifs du dîner
Bien laver les berniques, les ébouillanter 30 secondes pour qu'elles se détachent de leur coquille et enlever la tête et les tripes, attention ça éclabousse pas mal.
Une autre assemblée de berniques brozant à la lumière du soleil couchant
Nicolas procède à leur attendrissement à coups de maillet (impossible d'utiliser la même méthode avec les belles-mères); je les cuisine à la sauce tomate avec des oignons et de l'huile d'olive, sel, poivre et un brin de romarin trouvé au bord de la mer. J'ajoute aussi un peu de jus de cuisson rendue par les coques. Malgré deux heures de mijotage le soir même et deux heures aussi le lendemain, elles sont restées très résistantes, trop.
Il paraît que nous avons dépasé le point critique de cuisson, au delà il faudrait les laisser cuire vingt ans avant qu'elles ne redeviennent tendres!Mais la sauce avait bon goût.
Les belles coques et les palourdes de notre première pêche à pied;
faire ouvrir les coques, réserver le jus rendu et écoquiller.
Des Agarics, du Bolet et une Clavaire trouvés par Nicolas la veille; la clavaire va agrémenter la pasta aux coques. Faire sauter de l'ail et des échallottes hachées dans du beurre additionné d' une bonne huile d'olive, ajouter le jus des palourdes et des coques en laissant le sable bien au fond (il y en a toujours), laisser réduire, je n'ai pas salé car naturellement le jus l'est déjà. Quand les pâtes sont à point, verser la chair des coques dans la sauce et les mélanger aux spaghettis. Poivrer.
Nicolas a préparé les champignons, mais comme ils ont noirci et réduit à la cuisson il ne les a pas jugés présentables; d'ailleurs on les a mangés le lendemain, ils étaient aussi très bons.
Et pour la fin, le fameux "oyster chowder "de colibri, que moyenCitronVert à commencé à manger même avant que le deuxième bol ne soit servi. Il en a repris ensuite...Pour un premier contact avec la bette maritime ce fût une très très belle découverte. Après toute une après-midi gelée par le vent, MadameCitronVert a accueilli cette soupe comme son salvateur.
Merci à colibri et Nicolas pour toutes leurs photos et aussi pour cette superbe journée et ce deuxième dîner que nous avons clos avec quelques gouttes de grappa qui ont reveillé des souvenirs chez colibri et Oli, dis, tu racconteras l'histoire colibri?